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A la demande des Commissions Ouvrières, D.Fave a
participé
à une réunion à Séville le
8 juin sur la précarité
des jeunes et des femmes, et
exposé la situation
de l'emploi en France et la lutte contre le
CPE notamment.
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- A la demande du Collectif Jeunes des Commissions Ouvrières des Asturies,
Le
secrétaire général des Commissions Ouvrières des Asturies a rappelé les
éléments de la dernière enquête sur la population active, selon laquelle 4700
emplois ont été perdus dans le secteur industriel durant la seule année 2004.
« On
a beau vouloir masquer cette réalité, mais nous sommes bel et bien, comme le
répètent les Commissions Ouvrières, dans un nouveau processus de reconversion
industrielle » a affirmé Antonio Pino, « avec des réductions
d’effectifs à Aceralia, Izar, Naval Gijon, Duro Felguera, et celles qui pourraient
se produire dans les mines de charbon ave c le nouveau plan, où 7000 emplois de plus que prévus ont déjà été
supprimés » et « sans que ces entreprises ne prévoient des
investissements garantissant l’avenir. Voila pourquoi ce qui se passe dans le
secteur industriel est grave » ce qui nous oblige « à défendre nos
industries, y compris par la mobilisation si nécessaire ».
Parce
que, de plus, loin de reconnaître cette situation
préoccupante, le gouvernement
régional nie
« l’évidence, et se place du
côté des discours intimidateurs
des multinationales qui recourent à la menace de la
délocalisation, si leurs
intérêts ne sont pas pris en
compte », alors que ce que l’on attend de
lui,
c’est « d’élaborer
une bonne fois pour toute un plan industriel
négocié avec les organisations syndicales et le
patronat, et capable
d’affronter les problèmes industriels aux
Asturies ». Au contraire, ajoute
le secrétaire général des Commissions
Ouvrières, dans l’Exécutif,
« ils
favorisent et veulent développer un modèle de
relations sociales qui bascule
fondamentalement dans la flexibilité et
l’insécurité pour les
travailleurs :
polyvalence, mobilité, allongement de la journée
de travail, salaires variables
liés à la productivité .
Comment concilier encore le travail et la vie de
famille ?», s’interroge Antonio Pino.
La
préoccupation des Commissions Ouvrières grandit avec « la réduction voire
la disparition prévisible des fonds européens conséquents qui ont permis de
financer de nombreux projets aux Asturies ». Pour ces raisons, « ou
bien il y a un engagement sérieux et décidé des gouvernements, tant central que
régional, avec le patronat, pour définir et renforcer un outil productif, ou
bien cette communauté va connaître un avenir difficile ».
Les
critiques envers le gouvernement régional ont
été étendues d’abord au
Service
Public de l’emploi, que l’Exécutif
« utilise comme un instrument du
pouvoir », puis au sujet du Salaire Social, car,
« si la loi ne
correspond pas à ce qui a été
signé dans le pacte, l’Exécutif nous
trouvera en
face de lui ».
Concernant
les revendications pour plus d’emplois stables et une
meilleure protection
sociale, Antonio Pino a affirmé « que le
patronat ne peut indéfiniment
continuer à fonder ses propositions sur la
réduction du droit du travail et sur
la liberté de licencier plus facilement et à
moindre coût, ou sur la promotion
de nouveaux contrats précaires ». Dans
cet esprit, le secrétaire général
des Commissions Ouvrières des Asturies a souligné
que les négociations dans le
cadre du dialogue social à Madrid
« commencent à rencontrer des
difficultés dans leur poursuite » et il a
enjoint le gouvernement central
à apporter des solutions par une augmentation des
investissements industriels
productifs, la réduction de la
précarité et de
l’insécurité, par des mesures propres à faire respecter les
normes du travail, par la lutte contre le travail illégal dont sont victimes
les travailleurs immigrés, par des mesures facilitant l’accès des femmes au
marché de l’emploi, et enfin en impulsant la loi sur la dépendance ».
Parce que « nous ne pouvons pas continuer cette compétition sur base de bas salaires et de précarité, nous
devons avancer vers un modèle fondé sur l’investissement productif, le
développement technologique, la formation et la qualification »
Des
exigences qui prennent tout leur sens, surtout dans une
communauté autonome
comme la nôtre, qui enregistre la plus faible croissance
économique durant les
dix dernières années, qui a le taux
d’activité le plus bas, qui est en tête
du
taux de chômage et dont la part des plus
âgés dans la population ne cesse de
croître.